« Le gouvernement soutient fortement le modèle coopératif qui est un modèle de solidarité, de création et de juste répartition de la valeur ajoutée, ainsi que de mise en valeur de tous les territoires, même si, comme toutes les organisations, ce modèle mérite d’être amélioré », a déclaré Marc Fesneau, en réponse à une question posée par le sénateur socialiste de l’Hérault Henri Cabanel.

La peur du « démantèlement »

« Les services du ministère de l’Agriculture travaillent en étroit partenariat avec les représentants des coopératives, y compris sur la rédaction » du texte d’une ordonnance sur les prix jugés « abusivement bas » qui inquiète le monde coopératif, a ajouté le ministre. Les coopératives agricoles se sont émues d’un projet d’ordonnance du gouvernement préparé dans le cadre de la loi portant sur l’alimentation, qui risque, selon elles, d’aboutir au « démantèlement » de leurs structures.

« Le prix abusivement bas est effectivement par nature et par construction une notion juridique qui peut rentrer en contradiction avec la construction d’un prix coopératif, ajoute le ministre. C’est pourquoi l’ordonnance veille à préserver le modèle coopératif en maintenant dans le code rural, et pas dans le code du commerce, la notion de prix abusivement bas et en instituant le recours au Haut-conseil à la coopération agricole ou au médiateur de la coopération agricole en cas de prélitige, et pas au médiateur des relations commerciales. »

« Nous voulons maintenir l’excellence de l’agriculture française et le modèle coopératif qui compte trois quarts des agriculteurs et en constitue l’un des fers de lance et qui est pour nous un modèle d’avenir », a-t-il conclu.

AFP