Lors de la manifestation des agriculteurs bio, le 16 décembre 2016, la Région s’était engagée à trouver une solution pour le paiement des aides. Le 12 mai 2017, elle a voté une enveloppe de 200 000 € qui permet de lever une somme identique pour l’État et 1,2 million d’euros (M€) de fonds européens. Parallèlement, la Région a obtenu 2 M€ du Feader (Europe) supplémentaires.

6 millions d’euros

Au total, avec le financement des agences de l’eau, l’enveloppe disponible dès maintenant avoisine les 6 M€. Pour 2017, les aides à la conversion et au maintien pourront donc être payées. Néanmoins, les plafonds seront abaissés à 20 000 € pour la conversion et à 8 000 € pour le maintien.

« Tout est loin d’être réglé », soulignent les élus de la Région Centre. Les demandes d’aides à la conversion au titre de 2017 seront d’autant plus nombreuses que, compte tenu des difficultés de financement des aides de 2016, les agriculteurs en conversion ont été incités à reporter leur demande.

Priorité aux conversions pour 2016

En effet, pour 2016, la Région, les chambres d’agriculture et Bio Centre ont dû définir des priorités face à un nombre de dossiers sous-évalués par rapport à l’enveloppe initiale. Seules les aides à la conversion pourront être financées. Celles pour le maintien ne le seront pas mais, selon la Région, les bénéficiaires écartés en 2016 pourront déposer une nouvelle demande en 2017.

« Ce geste de 200 000 € permet de débloquer la situation, mais n’est pas suffisant. Nous demandons à la Région de soutenir les gens mis en difficulté par ces changements », précise Jean-François Vincent, président de Bio Centre.

Les logiciels se déploient

Pour Étienne Gangneron, vice-président de la FNSEA et agriculteur bio dans le Cher, cette mesure n’est pas à la hauteur des ambitions affichées. « Le conseil régional souhaite que le Centre-Val de Loire devienne une grande région céréalière, mais il met six mois pour débloquer 200 000 € ! »

D’un point de vue administratif, les logiciels de traitement des déclarations commencent tout juste à être déployés. Les services de l’État se sont engagés à traiter les dossiers de 2015 avant la fin de l’été.

Aude Richard