« Cela ne fait que commencer, le temps est à l’action et nous allons agir ensemble. » Telle est la conclusion formulée par Emmanuel Macron, le chef de l’État, le 29 juin 2020, lors de son discours devant les 150 membres de la convention citoyenne pour le climat. Un discours durant lequel il a acté la mise en place d’un fonds de transition de 15 milliards d’euros et validé 146 des 149 propositions citoyennes.

Parmi elles, les propositions sont nombreuses à concerner et à engager le secteur agricole : comme l’atteinte d’un objectif de 50 % d’exploitations engagées en agroécologie en 2040, la réduction de l’utilisation des engrais azotés de synthèse ou des produits phytosanitaires, ou encore le développement des circuits courts et la sanctuarisation des terres agricoles et les espaces naturels.

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Un plan massif pour l’agriculture

La FNSEA estime d’ailleurs que l’agriculture est de fait « en première ligne dans la lutte contre le changement climatique et dans l’objectif de souveraineté alimentaire de notre pays ». Elle demande que 5 milliards sur les 15 promis par Emmanuel Macron soient destinés à accompagner le secteur agricole, afin de financer « les besoins conséquents liés à la recherche, au développement de nouveaux outils, à la formation massive et au conseil de proximité des agriculteurs ».

L’accélération du développement des pratiques agroécologiques nécessite « un accompagnement en moyens financiers conséquents pour emmener le plus grand nombre d’agriculteurs ». Le syndicat souligne qu’il est nécessaire de mettre ces propositions en adéquation avec les réalités « techniques, économiques et sociales des exploitants agricoles » et de mesurer « au préalable et avec tout le pragmatisme nécessaire », leur faisabilité.

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Marie Salset