Pour l’année 2019, la production de la filière agricole a baissé en valeur de 2 % par rapport à 2018. Néanmoins, elle reste supérieure de 3,6 % à celle de l’année 2017. Cette chute s’explique notamment par les productions végétales dont la hausse des rendements céréaliers, à l’exception du maïs, peine à compenser la baisse de prix, ainsi que la diminution de 13,7 % du volume de la production viticole. La production animale connaît un rebond de 2,4 % par rapport à l’an dernier. Les prix ont augmenté, notamment pour la filière porcine (+18,1 %) et la production laitière soutenues par une forte demande mondiale.

Hausse du prix des intrants

Malgré une hausse des prix (+9,4 %), les dépenses en engrais et amendements ont chuté depuis l’an dernier, les volumes utilisés étant moindres pour l’année 2019 (–15,3 %), faisant suite à la mauvaise récolte passée. La consommation en énergie a également reculé (–1 %). En élevage, alors que les prix des aliments pour animaux augmentent, les achats en volume ont diminué (–1,4 %), les éleveurs préférant d’autres alternatives.

Chute de la richesse créée

La valeur ajoutée brute au coût des facteurs (1) de la branche agricole (2), comprenant les subventions d’exploitation et des impôts, a chuté de 4,9 % après deux années de hausse. Ces chiffres décrivent les performances de l’agriculture en tant qu’activité économique. Ces données sont provisoires et permettent de dégager une tendance globale. Faisant suite aux grèves, ceux-ci ne seront validés définitivement qu’en commission le 10 janvier 2020.

A. Gambarini

(1) : La valeur ajoutée brute au coût des facteurs : production + subventions – impôts fonciers et autres impôts sur la production – consommations intermédiaires.

(2) : La branche agricole comprend l’ensemble des exploitations agricoles, ETA, Cuma et lycées agricoles.