« Les échanges [de produits agricoles] sont en retrait en juin [par rapport à mai], plus nettement à l’importation (- 4,5 %) qu’à l’exportation (- 2,1 %), ce qui consolide l’excédent », constate le ministère de l’Action et des comptes publics dans la note des douanes diffusée le 7 août 2018.

Les importations de fruits et légumes reculent

Ce sont en particulier les importations de fruits qui reculent, depuis le Maroc et de nombreux autres pays africains, et de légumes ; depuis l’Espagne et le Maroc. En revanche, la France a augmenté ses achats de graines et oléagineux à la Belgique et au Chili.

« L’effritement des exportations est lié à un reflux des ventes d’orge et de blé au Proche et Moyen-Orient », détaillent les douanes. Notamment à l’Arabie saoudite et, pour des montants moindres, à l’Iran. Les ventes de fruits, de légumes et d’oléagineux dans l’Union européenne sont moindres.

En revanche, en cumulé sur le deuxième trimestre, les exportations de produits agricoles affichent une hausse de 6,5 % sur un an, après un recul de 1,3 % au premier trimestre, principalement vers l’Afrique et le Proche et Moyen-Orient, où les exportations de céréales ont nettement augmenté.

L’agroalimentaire marque le pas

Quant aux échanges de produits agroalimentaires, après deux mois de hausse, ils marquent le pas en juin. « Le retrait étant plus marqué à l’importation (- 2,6 %), l’excédent s’accroît. Les achats sont pénalisés par le repli des acquisitions de produits alimentaires dans l’Union européenne. »

« À l’exportation, une hausse des ventes de vins et spiritueux aux États-Unis, à Singapour et au Royaume-Uni atténue l’effet du repli des livraisons de produits laitiers (Union européenne et Algérie) ou bien encore de sucre à l’Union européenne, au Pays-Bas et au Portugal plus particulièrement. »