« Il ne s’agit pas de savoir si l’on sera confronté ou non à une sécheresse, il s’agit de se dire : Il y aura bel et bien une période de sécheresse et nous devons donc être prêts », a expliqué John Mutorwa, ministre namibien de l’Agriculture lors d’un séminaire de la FAO intitulé « Prévoir, Planifier, Préparer : Empêcher que la sécheresse ne se transforme en famine ».

L’objectif de cette rencontre, qui avait lieu le 19 juin 2017, est de « raviver la coopération internationale » pour « anticiper les effets dévastateurs de la sécheresse par une meilleure préparation ». La FAO rappelle que « les vagues de sécheresse se font de plus en plus fréquentes. Depuis les années 1970, le nombre de zones terrestres affectées par des situations de sécheresse a doublé ».

Soutenir les petits exploitants agricoles

« Des gens meurent car ils ne sont pas préparés à faire face aux effets de la sécheresse, car leurs moyens d’existence ne sont pas assez résilients », a ajouté José Graziano da Silva, directeur de la FAO, en prenant l’exemple de la Somalie en 2011. Pour y remédier, Gilbert F. Houngbo, président du Fonds international de développement agricole (Fida), propose d’« investir dans les petits exploitants agricoles afin de les aider à relever les défis liés à la productivité, de leur donner accès aux marchés et à la finance et surtout de les encourager à adopter une agriculture intelligente face au climat, de manière à ce que, lorsqu’une sécheresse survient, ils aient les outils nécessaires pour survivre et prospérer. »