Le confinement à cause de l’épidémie de coronavirus a bousculé les modes de consommation (fermeture des marchés et de la restauration commerciale et collective). Il a dopé la vente en ligne. Certaines plateformes numériques préexistaient à la crise, tandis que d’autres ont émergé à ce moment-là.

Local.direct, pour tous les types de circuits courts

Comme le réseau Cagette.net déjà présenté sur Lafranceagricole.fr, le site Local.direct, gratuit pour les producteurs, a été créé avant la pandémie de Covid-19, mais a vu son développement s’accélérer en deux mois. L’outil est libre et gratuit et permet d’organiser ses ventes à la ferme, en drive ou tout autre point de livraison, y compris à destination de restaurateurs professionnels.

Cantonné à la Sarthe à ses débuts, il référence aujourd’hui des producteurs de la Dordogne, de la Drôme et de l’Ardèche. Il est accessible à tous les producteurs, quel que soit leur localisation géographique et leur production. « Le référencement sur le site [qui permet d’être immédiatement visible sur la carte interactive] prend moins de trois minutes », indiquent ses concepteurs, qui insistent sur la simplicité d’utilisation du logiciel.

Il faut ensuite « moins d’une heure » pour organiser la prise de commandes sur les points de vente. Aucune commission n’est prélevée sur les ventes, mais le versement d’une contribution libre est proposé aux consommateurs lors de la prise de commande. Elle constitue la seule source de financement du site.

Ferme.direct, une boutique en ligne avec retrait à la ferme

D’autres outils ont été lancés pendant le confinement. C’est le cas de Ferme.direct, qui propose aux producteurs de créer gratuitement sa boutique en ligne « en quelques clics ». Les clients qui commandent sur Ferme.direct peuvent payer en ligne ou sur place en venant retirer leurs produits à la ferme.

Le développement d’une option « livraison à domicile » est prévu dans un second temps. Crise oblige, l’outil est actuellement 100 % gratuit pour les producteurs comme pour les consommateurs. Cependant, afin de garantir sa pérennité, une réflexion pourra être lancée à moyen terme pour trouver, avec les producteurs, une solution de financement qui convienne à tous.

B. Lafeuille