« La Pac ne saurait être la variable d’ajustement du prochain cadre financier pluriannuel », estime Stéphane Travert. Alors qu’une note du gouvernement du 9 janvier 2018 laisse entendre que la Pac n’est plus une politique prioritaire, le ministre de l’Agriculture, tout comme Emmanuel Macron le 25 janvier 2018, a voulu lever le doute. Il souhaite que le budget de la Pac ne soit pas « moins ambitieux, malgré le Brexit et l’émergence de nouvelles priorités », dont les politiques de défense et de migration.

Mise en garde contre une nationalisation

Rejoignant la mise en garde des autres ministres européens contre une nationalisation possible de la Pac, Stéphane Travert s’oppose au principe d’un cofinancement national des aides directes dont pourraient bénéficier les agriculteurs. Un tel principe risquerait, selon lui, de créer une distorsion de concurrence entre les États membres. Selon le compte-rendu du conseil, les ministres européens ont tout de même souligné que la prochaine Pac devait être plus flexible et adaptable aux spécificités et aux besoins nationaux.

Alexis Marcotte