En déplacement à Quimper, le 21 juin 2018, Emmanuel Macron a insisté sur le caractère « inacceptable » des propositions de réduction de budget de la Pac, émises par la Commission européenne. « C’est inacceptable parce que c’est, en quelque sorte, vouloir dire à tous les paysans d’Europe, le coût du Brexit sera payé uniquement par vous », a renchéri le chef de l’État.

« Je souhaite que l’on puisse faire de cette politique agricole commune un instrument de la transition et, là aussi, il ne faut pas dire on veut garder la même Pac que celle d’hier », a-t-il poursuivi. Il a insisté sur la nécessité pour l’agriculture française de s’adapter et d’opérer une « transformation des filières », ainsi qu’une « transition environnementale ».

Les aides à l’investissement aux régions

Le président a pointé du doigt les difficultés des concitoyens et des agriculteurs à saisir l’articulation entre l’État et des Régions, dans la gestion des aides du deuxième pilier. « Je serai le défenseur d’une Pac où nous aurons clarifié notre organisation entre ce qui relève de l’État et des Régions. Je suis prêt à ce que le gouvernement confie aux Régions les aides aux investissements pour la prochaine Pac. Ce sera plus clair et plus efficace », a-t-il proposé.

Marie Salset