Pour 2019, le budget du ministère de l’Agriculture est de 4,7 milliards d’euros, a déclaré Stéphane Travert, lors de sa présentation annuelle, le 24 septembre 2018. « Derrière une baisse apparente de 10 %, se cache un maintien du budget », a-t-il précisé.

L’allègement spécifique de charges sociales, dont bénéficie le secteur agricole, est désormais inscrit dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Une autre modification par rapport à 2018 : le montant de la réserve de crise est ajusté à 200 millions d’euros (M€) en 2019 (300 M€ en 2018), pour correspondre aux besoins constatés.

Moins d’aides pour la bio

Les crédits alloués au cofinancement national des aides Pac sont de 520 M€ pour 2019.

Le financement de l’ICHN augmente de 20 M€ par rapport à 2017 et 2018, pour atteindre 284 M€, faisant suite à la révision du zonage des zones défavorisées simples.

Les MAEC et les aides à la conversion sont financées à hauteur de 104 M€, contre 157 M€ payés en 2018. Le rattrapage des paiements se poursuit. Les financements pluriannuels (autorisations d’engagement) sont en baisse à 63 M€ contre 81 M€ en 2018.

Les crédits pour le maintien de la DJA sont stables à 37 M€ en autorisations d’engagement.

En termes d’effectifs dans l’Administration, Stéphane Travert a précisé que 150 ETP (équivalent temps plein) supplémentaires seraient attribués aux DDT ainsi que 33 ETP à l’ASP pour permettre « un retour au calendrier normal de paiement des aides » comme prévu.

Mise en œuvre effective du GPI

L’ensemble des outils du volet agricole du grand plan d’investissement (GPI) seront mis en œuvre en 2019. Le budget pour 2019 prévoit plus de 200 M€ à cet effet. Certains financements pourront être cofinancés par l’Europe.

Un effort sur les ETP de l’enseignement

Les crédits alloués à l’enseignement (public et privé) restent stables à 626 M€. Un effort particulier est prévu pour améliorer l’accueil dans l’enseignement technique agricole des élèves en situation de handicap. Les effectifs de l’enseignement technique agricole seront réduits de 50 ETP, « un effort annuel en proportion équivalente à celui de l’Éducation nationale », selon le ministère.

« À périmètre comparable [NDLR : sans tenir compte des évolutions concernant les allègements de charges sociales], le budget est stable », a réaffirmé le ministre. L’épineux sujet de la transformation du CICE en baisse de charges et de l’augmentation des allègements généraux impliquant la fin du dispositif TO-DE sera détaillé le 25 septembre lors de la présentation du projet de financement de la sécurité sociale.

Marie Salset