Il devient illusoire d’espérer aujourd’hui une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne au 1er janvier 2021 avec un accord. « La probabilité de ne pas avoir d’accord est plus importante que celle d’en avoir un », a résumé Olivier Dussopt lors d’un webinaire organisé le 23 septembre 2020. Le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, chargé des Comptes publics, appelait les secteurs économiques échangeant avec le Royaume-Uni à se préparer à remplir de nombreuses formalités douanières, sanitaires et phytosanitaires.

« Une frontière intelligente »

Il a promis qu’une « frontière intelligente » sera mise en place pour que les « contrôles sanitaires et douaniers soient les plus rapides et réalisés le plus en avance ». Le concept repose sur une dématérialisation importante des procédures.

Pour absorber le choc, les services des douanes ont recruté 700 agents tandis que la direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture a ouvert 316 postes d’agents et 100 postes de vétérinaires pour réaliser les contrôles sanitaires et phytosanitaires sur les produits animaux, végétaux et animaux vivants.

Une montée crescendo des contrôles

La Direction générale des douanes invite les entreprises livrant vers le Royaume-Uni à réaliser un premier inventaire de ce qu’ils exportent, avant de se renseigner auprès de leurs services sur les procédures qu’ils devront respecter à compter du 1er janvier 2021. Des incertitudes demeurent toutefois encore aujourd’hui sur le détail des exigences du Royaume-Uni, a précisé la DGAL.

Pour l’heure, le gouvernement britannique s’est contenté de présenter un premier dispositif consistant à monter progressivement le nombre de contrôles et les certifications demandées entre le 1er janvier et le mois juillet 2021.

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Alexis Marcotte