Les ministres des Affaires européennes de l’Union européenne (UE) ont donné leur feu vert lors d’une réunion ce mardi 25 février 2020 à Bruxelles au mandat de négociation avec Londres sur leur future relation commerciale. Le gouvernement britannique n’a pas tardé à faire de même.

Discussions jusqu’à la fin d’année 2020

Ce double feu vert est une étape décisive, car il ouvre la voie aux pourparlers entre l’Union européenne et le Royaume-Uni au début de mars, un peu plus d’un mois après le Brexit. Ces discussions sont censées s’achever à la fin de l’année, un délai relativement court étant donné la difficulté de la tâche.

« Une tâche très difficile »

Durant la période de transition, les Britanniques continuent d’appliquer les règles européennes. À leur arrivée à cette réunion, les ministres ont insisté sur l’ampleur du travail à accomplir. « C’est un traité très compliqué. Ce sera une tâche très difficile, une longue route nous attend », a prévenu le ministre néerlandais, Stef Blok.

« Un bon accord avant de céder à la pression du calendrier »

« Nous cherchons un accord qui protège les intérêts des Européens, nous devons chercher un bon accord avant de céder à la pression du calendrier », a ajouté son homologue française, Amélie de Montchalin. Les secrétaires d’État allemand et français ont par ailleurs insisté sur la nécessité de maintenir les conditions d’une concurrence loyale entre les deux zones.

« Il nous semble extrêmement important […] que nous puissions sur la base des normes européennes maintenir dans le temps des conditions réciproques sur les aides d’État, les normes sociales, fiscales, environnementales, agricoles, sanitaires, pour nous assurer […] de part et d’autre d’avoir un cadre économique équilibré et loyal », a prévenu Amélie de Montchalin.

Avec l’AFP