Les « négociations n’avancent pas en raison de l’attitude intransigeante et pour tout dire irréaliste du Royaume-Uni », a déploré Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, lors d’un discours devant les ambassadeurs de France en Europe, aux côtés de son homologue allemand Heiko Maas.

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Un « no deal » pourrait affaiblir les économies

Le Royaume-Uni et l’Union européenne se rejettent mutuellement la responsabilité du blocage des négociations sur cette relation future, qui doivent aboutir à un accord avant le 31 décembre 2020, faute de quoi les seules règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane et leurs contrôles douaniers, s’appliqueraient. De quoi affaiblir des économies déjà frappées de plein fouet par la pandémie de coronavirus.

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Reprise des négociations le 7 septembre

Les discussions butent notamment sur les conditions de concurrence, l’Union européenne refusant de voir surgir à sa porte une économie dérégulée. Pour illustrer ces profondes divergences dans ce domaine, Michel Barnier a pris l’exemple des transports routiers, affirmant que les Britanniques ne voulaient pas que certaines règles s’appliquent à leurs chauffeurs lorsqu’ils circulent sur le continent européen. Les négociations doivent reprendre le 7 septembre 2020 à Londres.

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AFP