Plan d’urgence

Le Parlement britannique a rejeté de nouveau l’accord négocié par Theresa May avec l’Union européenne ce 29 mars 2019. Le scénario d’un Brexit sans accord est donc dans l’esprit de tous et notamment dans celui de la filière agroalimentaire, qui pourrait subir de lourdes conséquences financières.

S’ils reconnaissent que la Commission européenne a pris le sujet très au sérieux en prévoyant « un plan d’urgence si le pire scénario se produisait », les représentants de la filière réclament des clarifications et l’amélioration de certaines des propositions de Bruxelles.

Faciliter les échanges des produits agroalimentaires

Ils souhaitent la mise en place de procédures simplifiées pour faciliter les échanges des produits agroalimentaires entre Londres et l’Union européenne, et veulent une coopération plus renforcée entre les États membres, les représentants du secteur et les directions générales de la Commission européenne.

Le Royaume-Uni devait quitter l’Union européenne ce vendredi 29 mars 2019. La difficulté pour les deux parties à trouver un terrain d’entente et les divisions grandissantes au sein des différents partis politiques britanniques ont rendu la situation très tendue et décalé le Brexit au 12 avril prochain. L’issue est plus qu’incertaine.

La Commission réaffirme sa position

La Commission n’a pas tardé à réagir au vote de la Chambre des communes, déplorant qu’il soit négatif. « Conformément à la décision du 22 mars, le délai prévu à l’article 50, paragraphe 3, est prolongé jusqu’au 12 avril. Il appartiendra au Royaume-Uni d’indiquer la voie à suivre avant cette date, pour examen par le Conseil européen. »

« Un scénario de sortie sans accord ou “no-deal”, le 12 avril, est aujourd’hui probable. L’Union européenne [s’y] prépare depuis décembre 2017 et est maintenant totalement prête […] pour une sortie sans accord le 12 avril à minuit. Elle restera unie. […] De mini-accords sectoriels ne sont pas envisageables. »

B.Q.