L’Irish Food Board a expliqué que le manque à gagner pour les exportateurs en Irlande, un pays de la zone euro, avait atteint 570 millions d’euros. La livre sterling a chuté de quelque 15 % face à la monnaie unique européenne en 2016. Conséquence, les producteurs irlandais ont touché moins, en euros, pour leurs produits alimentaires écoulés au Royaume-Uni en livres sterling.

40 % des exportations alimentaires de l’Irlande

Parmi les secteurs les plus touchés ont figuré les fromagers et les producteurs de champignons, dont plusieurs ont dû mettre la clé sous la porte. Le secteur agroalimentaire est crucial pour l’économie irlandaise, pesant 230 000 emplois et représentant la moitié des exportations du pays. Le Royaume-Uni pèse autour de 40 % des ventes à l’étranger pour ce secteur en Irlande.

Les professionnels irlandais vont particulièrement surveiller les négociations formelles de sortie de l’UE (Union européenne) entre Londres et Bruxelles, qui devraient s’ouvrir d’ici à la fin de mars. « La pression du mouvement des devises à la suite du vote sur le Brexit a déjà eu un impact sur les exportations et l’emploi », a expliqué Paul Kelly, le directeur de l’Irish Food Board, prévenant que ces problèmes « pourraient empirer » si le Royaume-Uni devait sortir du marché unique.

Cependant, les exportations alimentaires et de boisson irlandaise ayant progressé en valeur ailleurs en Europe, en Amérique du Nord et en Chine, le montant total de ces ventes à l’étranger a grimpé in fine de 2 % à 11,15 milliards d’euros.

AFP