Alors que la Commission européenne présentera le 2 mai prochain ses propositions pour le budget pour 2021-2027, Farm Europe a estimé dans un rapport la perte sèche du Brexit sur l’agriculture européenne.

5 % du budget de la Pac en moins

Dans un communiqué du 25 avril, il estime « le coût réel net du départ britannique de l’UE à 2,7 milliards d’euros par an en euro constant – soit 5 % du budget de la Pac, et 6,5 % si l’intégralité de cette baisse était affectée au premier pilier (aides directes) ». Le think-tank considère que la sortie du Royaume-Uni aura un impact non négligeable sur le revenu agricole moyen européen : –3,6 %.

Premiers touchés : grandes cultures, viande et lait

Pour autant, tous les secteurs de production ne sont pas tous logés à la même enseigne. Les grandes cultures, la viande et le lait risquent d’être particulièrement touchés. Pour Farm Europe, des baisses beaucoup plus conséquentes des revenus pourront être concentrées sur ces productions. Corrélativement, le nombre d’actifs agricoles pourra également en pâtir : « Ces secteurs déjà fragilisés aujourd’hui ne sauraient être en mesure d’absorber de telles baisses sans impact majeur en termes d’emplois. »

Faire mieux avec moins

Pour limiter les dégâts, Farm Europe précise que « le défi de la prochaine réforme de la Pac sera à la fois de sécuriser son budget et d’accroître l’efficacité de chaque euro investi dans les agricultures européennes ». Cette rationalité devra également être « combinée avec l’efficience environnementale ». Pour y arriver, Farm Europe prévient que « les usines à gaz technocratiques » et « les projets allant contre l’esprit et le marché unique européen » devront être écartés du débat.

Alexis Marcotte