Pour la Confédération paysanne, l’aide de 60 millions d’euros à la filière des bovins à viande, annoncée par Jean Castex dans la Creuse le 6 mars 2021, « est inadaptée à la crise durable que connaît l’élevage allaitant ».

Simplifier le calcul de l’aide

Si le syndicat apprécie que le montant de l’aide ne soit pas lié aux volumes de production des exploitations, il s’interroge sur la pertinence d’un calcul basé sur la perte de revenu de 2020, notamment pour les éleveurs qui « avaient déjà dégagé un revenu faible en 2019 ».

« Quid de la situation des fermes diversifiées qui seront exclues de cette aide car elles ne respectent pas le taux de spécialisation retenu par le ministère ? », ajoute le syndicat.

La Confédération paysanne demande « une simplification drastique de cette aide, en la basant sur un forfait unique par actif, accessible à toutes les fermes ayant une activité d’élevage bovin viande et justifiant d’un revenu bas en 2020 ».

Quatre actions pour redonner des perspectives

La Confédération paysanne propose un « véritable » plan d’action pour la filière en quatre points :

  • Un arrêt de toutes les négociations relatives aux accords de libre-échange ;
  • Une réécriture de la loi Alimentation (issue des États-généraux de l’alimentation), pour interdire enfin l’achat des produits alimentaires en dessous des prix de revient ;
  • Un soutien public aux filières via les plans alimentaires territoriaux, l’approvisionnement des cantines scolaires et l’appui aux abattoirs de proximité et mobiles ;
  • Une Pac réellement redistributive, qui soutient les paysans et non le nombre d’hectares, qui permet de soutenir l’élevage allaitant extensif valorisant les surfaces herbagères.
Marie Salset