Par une décision du 7 juillet 2021, le Conseil d’État a partiellement annulé l’arrêté du 3 juillet 2019 qui fixe la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (Esod), anciennement qualifiées d’« espèces nuisibles ».

Ainsi, le Conseil d’État retire de la liste des Esod les espèces suivantes :

  • Le putois sur tout le territoire ;
  • La martre dans l’Ain, la Moselle et les Hautes-Pyrénées ;
  • La pie bavarde dans le Loiret et le Val-d’Oise ;
  • L’étourneau sansonnet dans la Marne ;
  • Le renard roux dans les Yvelines, dans les Vosges « en dehors des zones où il est susceptible d’occasionner des dégâts », dans l’Essonne et le Val-d’Oise.

Il y ajoute la fouine et la pie bavarde dans le département du Calvados.

Ces décisions font suite à des demandes de plusieurs associations de protection de l’environnement dont Oiseaux-Nature, France Nature Environnement (FNE), la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et à des demandes de fédérations départementales de chasseurs.

Pas assez pour la LPO

La LPO ne cache pas sa déception dans un communiqué diffusé le même jour : « Beaucoup trop d’animaux continuent […] d’être indûment tués en raison de leur classement Esod, dont des centaines de milliers de renards », argumente-t-elle.

« Dans un courrier adressé à la ministre de l’Écologie dès le mois de mai, la LPO a déjà demandé de se baser enfin sur des données scientifiques, techniques et économiques sérieuses et d’envisager toutes les options non létales avant de prendre un nouvel arrêté macabre fixant la liste des espèces gênantes à éliminer aveuglément », ajoute-t-elle.

Raphaëlle Borget