Selon la FNSEA, les amendements demandant la revalorisation des petites retraites agricoles à un minimum de 85 % du Smic ont été rejetés avant même le débat à l’Assemblée nationale, au motif que cette mesure implique « une dépense ».

La FNSEA écœurée

Dans un communiqué du 11 février 2020, la FNSEA et sa section des anciens expriment leur écœurement « de voir le débat parlementaire ainsi confisqué pour des questions fallacieuses d’irrecevabilité » et demandent « aux pouvoirs publics d’apporter une réponse aux anciens agriculteurs ».

Le syndicat note que le minimum de pension à 1 000 euros par mois à partir de 2022 est « une avancée à saluer », mais il interroge : « Comment justifier le fait que nos retraités actuels ne puissent bénéficier du même traitement ? Y a-t-il une raison qui puisse légitimer le maintien de 300 000 retraités agricoles à carrière complète bien en dessous du seuil de pauvreté ? »

Une « réflexion » dans le cadre du budget de la Sécu de 2021

Selon l’AFP, le lundi 10 février dans l’après-midi, les députés ont voté un amendement du gouvernement sur les agriculteurs, pour préciser la manière dont seront comptabilisées leurs cotisations. La majorité a insisté sur la pension minimale de 1 000 euros que pourront obtenir dès 2022 les nouveaux retraités du secteur, un « engagement fort », souligné par le co-rapporteur Nicolas Turquois (MoDem).

« C’est un progrès par rapport à l’existant, mais ça va être insuffisant », a réagi Pierre Dharréville (PCF), en demandant aussi un geste pour les agriculteurs déjà à la retraite. Le « marcheur » Olivier Véran a proposé sur ce point une « réflexion » à l’automne prochain dans le cadre du budget de la Sécu de 2021, dont il est rapporteur.

Aurore Cœuru, avec l’AFP