Le monde d’après sera-t-il meilleur que le monde d’avant ? C’est en tout cas ce qu’espèrent les signataires de l’« appel commun pour une reconstruction écologique et sociale ». Porté par 70 organisations, cet appel lancé le 7 mai 2020 revendiquait déjà plus de 2 300 signatures à la mi-journée. Alors que le gouvernement, après avoir mis à l’arrêt la quasi-totalité de l’économie, s’attaque aujourd’hui à la relancer, « la grande erreur serait de reconstruire notre monde en conservant les méthodes d’hier », estiment les lanceurs de cet appel.

Quand tout le monde agit pour l’intérêt général

Outre le risque de futures pandémies, les ONG évoquent les « bouleversements climatiques, l’épuisement des ressources, les pollutions [qui] entraîneront inévitablement des situations parfois plus meurtrières que le covid-19 : pénuries alimentaires, canicules, catastrophes naturelles plus fréquentes, raréfaction de l’eau douce, mais aussi augmentation des inégalités, migrations climatiques, etc. »

Voulant cependant rester optimistes, elles soulignent que « l’État vient de montrer qu’il est capable d’écouter la communauté scientifique et de mobiliser des moyens financiers exceptionnels lorsque la situation l’impose », tandis que les citoyens se sont montrés « capables d’accepter de changer radicalement [leur] mode de vie quand l’intérêt général est en jeu ».

Relocaliser sans bannir les échanges

« Passons à des modèles industriels, agricoles et alimentaires de proximité accessibles à tous. Relocalisons les activités utiles à notre société sans pour autant bannir nos échanges avec le reste du monde », réclament, entre autres mesures, les ONG.

B. Lafeuille