Le budget de la Pac doit permettre une « mutation en profondeur » du « modèle agricole », a répondu le ministre de la Transition écologique ce 19 avril en réponse à une question d’un sénateur du Front de gauche, Guillaume Gontard, qui cherchait à être « rassuré » sur les priorités de la politique agricole française.

« Une agriculture intensive en emplois »

La France « doit passer d’une agriculture intensive en pesticides et à faible taux d’emploi à une agriculture intensive en emplois et à faible taux de pesticides », a résumé Nicolas Hulot, troisième en rang protocolaire au sein du gouvernement.

Il a cité deux objectifs prioritaires : « retrouver et construire une souveraineté alimentaire en France, notamment avec un plan de production de protéines végétales digne de ce nom, pour ne plus être dépendant d’importations qui se font le plus souvent au détriment de la forêt amazonienne ».

« Des modèles centrés sur la qualité »

Enfin, « transformer l’agriculture vers des modèles qui soient centrés, comme le demandent les consommateurs, sur la qualité, sur la réduction des pesticides et sur la protection de l’environnement ».

« Ces services-là doivent être rémunérés, ils doivent diversifier économiquement les revenus des agriculteurs, et donc cette Pac ne peut plus être centrée uniquement sur les rendements car la course au toujours plus détruit les fondements même de l’agriculture, c’est-à-dire les sols et leur biodiversité et l’eau. »

« Et les aides doivent être dorénavant centrées sur ce nouveau modèle, protecteur pour la planète, pour les consommateurs, et plus rémunérateurs pour les agriculteurs », affirme le ministre.

AFP