Au moins 15 % de la SAU bio et 20 % de produits bio dans la restauration collective publique : ce sont les deux objectifs phare du plan Ambition bio 2022. Si certains en doutaient, ils sont atteignables, selon le réseau des instituts techniques agricoles (Acta), qui affirmait ce 22 novembre 2018 en conférence de presse son « engagement » pour atteindre ces cibles.

Financer la recherche

Avec 130 collaborateurs spécialisés en bio, répartis entre l’Itab (26 collaborateurs) et les instituts spécialisés, l’Acta espère aider à lever les verrous techniques qui se présentent encore aux différentes filières. À travers une publication sous forme de fiches action, les instituts techniques rappellent les progrès déjà réalisés et les projets en cours, dans les différentes filières, en termes d’acquisition de références, expérimentations, production de matériel génétique ou encore développement de nouvelles technologies. Mais les représentants des différents instituts techniques présents se sont accordés sur le besoin de financer la recherche. « On peut progresser en bio, mais on le peut avec des moyens supplémentaires », a notamment insisté Jacques Rouchaussé, président du CTIFL.

D’autant que « tout ce travail bénéficiera non seulement aux producteurs bio, mais à toute l’agriculture : les mêmes leviers pourront être réutilisés aussi pour progresser en agriculture conventionnelle », a souligné le président de l’Acta, Sébastien Windsor.

B. L.