Par « alimentation durable et agriculture urbaine », Anne Hidalgo, maire de Paris entend manger et produire plus de bio, s’approvisionner davantage en local et aider les agriculteurs autour de Paris, Ces objectifs ont été défendus ce lundi 30 janvier 2017 devant le Conseil de Paris. Le plan met en œuvre une trentaine de mesures, votées à l’unanimité.

« Même si Paris s’est engagé sur l’agriculture urbaine, en ouvrant des programmes de végétalisation de toits ou de jardins, la capitale ne sera jamais autosuffisante sur le plan alimentaire », indique Anne Hidalgo lors d’une conférence de presse. Elle dit avoir besoin d’un « travail étroit avec les agriculteurs » autour de Paris et au-delà, pour des raisons de santé, écologiques et pour soutenir les producteurs.

« Souvent, on nous caricature comme ces bobos qui veulent redécouvrir la nature, ce n’est pas vrai, les Parisiens sont conscients de leurs responsabilités », assure-t-elle. Le plan met en avant les circuits courts, les commerces alimentaires, les fermes urbaines, les partenariats avec les agriculteurs, les jardins partagés, et la création d’une école de la permaculture.

Les Parisiens appelés à composter

Parmi les propositions du plan s’affiche aussi l’idée de laisser aux Parisiens le soin de composter leurs déchets. Ils auront dans leur cuisine une nouvelle poubelle pour les biodéchets. Les habitants du IIe et du XIIe arrondissement auront à leur disposition à partir de fin juin un petit « bio-seau » dans lequel ils pourront jeter pelures de légumes, coquilles d’œuf ou certains types de papiers comme la ouate.

Ce « bio-seau » est à vider ensuite dans une nouvelle poubelle collective à couvercle orange. L’objectif est que toute la capitale soit ainsi équipée d’ici à 2020. La ville offrira également au printemps un millier de « lombricomposteurs » individuels qui permettent de faire son propre compost.

« Il faut penser les déchets comme une ressource et non plus comme un déchet qui finit à l’incinération », dit Antoinette Guhl, adjointe à la mairie de Paris. En cinq ans, la ville de Milan a réussi à trier 50 % de ses déchets. » En parallèle, un accord a été signé avec des institutionnels et la ville de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour étudier la création d’une usine de méthanisation, qui transforme les déchets en énergie.

AFP