Lors de sa rencontre avec Stéphane Travert, le 29 juin, la Confédération paysanne avait déjà exprimé son désaccord avec le ministre concernant la valorisation du paiement redistributif sur les 52 premiers hectares. Celui-ci avait alors répondu qu’il n’avait pas le dossier en main depuis assez longtemps pour augmenter ce seuil cette année… Qu’à cela ne tienne, le syndicat en rajoute une couche dans une lettre ouverte, publiée ce 6 juillet 2017.

MAEC et aides bio

« Il convient que cette aide soit significative et pas seulement symbolique, y écrit Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat. La France s’est engagée à ce que ce paiement atteigne 25 €/ha en 2015, 50 €/ha en 2016, 75 €/ha en 2017 et 100 €/ha en 2018. Pourtant, face aux lobbies, le gouvernement a décidé de maintenir 50 €/ha en 2017 au lieu de 75 €/ha. Il est indispensable que le ministère tienne ses engagements pour 2018, avec l’instauration d’un montant de 100 €/ha. »

Laurent Pinatel répète par ailleurs son souhait « d’un transfert maximum des aides du premier vers le deuxième pilier au profit des mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) et des aides à l’agriculture biologique ».

Il profite que la France doive notifier « avant le 1er août 2017 » les modifications qu’elle souhaite pour l’application française de la Pac à partir de 2018, pour inviter le ministre de l’Agriculture à « montrer [sa] détermination à soutenir l’emploi agricole et à la transition des systèmes ».

Pour la Conf’, « il est nécessaire que la Pac évolue, de façon urgente, dans le sens de la garantie d’un revenu pour les paysans ».

Alain Cardinaux