« Le revenu moyen de ces producteurs après cotisations sociales propres à l’exploitant était nul à négatif l’année dernière après s’être déjà significativement dégradé en 2014 et, auparavant, en 2013 », alerte Orama, dans un communiqué diffusé le 6 juillet 2016. Et l’organisation craint une campagne difficile en 2016, impactée par les inondations.

Une ponction de 5 % au lieu des 10 % actuels

Sur la base de ce constat, Orama demande au ministère de l’Agriculture de diminuer de 10 à 5 % en 2017, au lieu de l’augmenter à 15 %, la ponction pratiquée sur les paiements directs du premier pilier de la Pac pour financement des paiements redistributifs.

Pour Orama, le paiement redistributif, qui est une surprime pour les 52 premiers hectares de chaque exploitation, « pénalise principalement les producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux ». Cette surprime a représenté 5 % du budget en 2015, 10 % en 2016, et devrait passer à 15 % en 2017 pour atteindre le plafond de 20 % en 2018 et 2019. Soit en valeur moyenne, de 26 €/ha en 2015, à 52 €/ha en 2016, puis 78 €/ha puis 103 €/ha.

Sophie Bergot