Alors qu’elle vient d’être mise en place par la MSA et le service de remplacement, l’aide au répit qui prévoit de financer, durant sept jours, le remplacement, sur son exploitation, d’un agriculteur en situation d’épuisement professionnel est « une avancée pour les paysans face à la crise », considère la Confédération paysanne dans un communiqué daté du 14 février 2017.

« Il était en effet plus que temps de permettre aux paysannes et aux paysans de souffler pour affronter les difficultés qui s’accumulent sur les fermes », ajoute le syndicat. Ce dernier prévient d’emblée qu’il se montrera attentif aux modalités de mise en œuvre de la mesure. Et de pointer en particulier les moyens humains affectés à l’accompagnement des paysans en difficulté : ils « doivent être à la hauteur du désarroi actuel », rappelle-t-il.

D’autres « mesures fortes » sont nécessaires

Pour cette aide exceptionnelle, prévue dans le cadre du pacte de consolidation et de refinancement des exploitations agricoles annoncé en octobre 2016, la CCMSA a reçu une dotation de l’État d’un montant de 4 millions d’euros, qui devrait pouvoir bénéficier à 4 000 exploitants.

Mais pour le syndicat, ça n’est pas suffisant : le dispositif ne doit « pas dispenser les services de l’État de trouver de véritables réponses à ces crises qui s’accumulent pour que les paysans puissent vivre de leur métier, donc bénéficier d’un revenu pour leur travail », souligne-t-elle avant de réclamer « des mesures fortes », et « un regard nouveau sur le système agricole et sa nécessaire transition ».

Rosanne Aries