Une cartographie exhaustive des surfaces en agriculture biologique : voilà le résumé du projet Cartobio, lancé par l’Agence bio à la fin de 2018 et développé par une start-up d’État.

Des données anonymisées en libre accès

L’Agence bio, qui gère toutes les notifications de producteurs en agriculture biologique, « dispose de données quantitatives mais très peu qualitatives, explique son président Philippe Henry. Ce projet permettra de connaître non seulement la localisation des parcelles bio, mais aussi le type de production. Ces données, en libre accès, pourront notamment servir à des travaux de recherche. »

La collecte de données se fera en optimisant les échanges entre les administrations, notamment grâce aux déclarations Pac, ce qui évitera de nouvelles tâches administratives pour les agriculteurs. Les informations seront consultables par tous, mais anonymisées.

Optimiser les budgets des collectivités

Parmi les publics intéressés par la publication de ces données, devraient figurer les agences de l’eau, qui pourront croiser les données sur la bio avec les études sur la qualité de l’eau. Les Safer pourront de leur côté utiliser ces informations pour favoriser le maintien en bio, répondre aux politiques publiques des agglomérations, ou encore donner des informations plus précises sur les annonces de vente.

Pour les collectivités territoriales, avoir accès à l’évolution historique des surfaces engagées en agriculture biologique permettrait d’optimiser les budgets futurs affectés aux aides à l’agriculture biologique. Enfin, le monde de la recherche, afin de mener des études sur l’impact de l’agriculture biologique.

De plus, Cartobio devrait simplifier l’instruction des demandes d’aides Pac, mais aussi faciliter et fiabiliser le suivi et le contrôle des parcelles certifiées. L’objectif affiché par la start-up d’État est d’avoir cartographié 100 % des parcelles cultivées en agriculture biologique d’ici à la fin de 2020.

B. Lafeuille