L’expérimentation d’un affichage environnemental sur les produits alimentaires a suscité une levée de boucliers en fin d’année dernière. Le système Agribalyse était pointé du doigt par Interbev et l’Itab car il pénalisait les produits issus d’élevages herbagers et de l’agriculture biologique. Mais Barbara Pompili veille au grain, si on en croit ses propos le 1er mars 2021 face aux députés de la commission chargée d’examiner le projet de loi climat.

« Je fais attention »

« Je vous confirme qu’avec cette expérimentation qui est en cours, il y a des interrogations sur l’impact de certaines méthodologies sur les notes de quelques produits comme la viande et le bio », a indiqué la ministre de la Transition écologique.

« Je fais attention à l’impact sur l’agriculture pour que dans cette méthodologie, tous les impacts d’une agriculture moins intensive et respectueuse de l’environnement soient pris en compte », ajoute-t-elle. Le rapport d’évaluation de cette expérimentation est attendu d’ici au mois de juillet et sera soumis au Parlement.

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Barbara Pompili a également exprimé sa volonté que « le principe de l’affichage environnemental soit le plus rapidement possible harmonisé au niveau européen », tout en avouant qu’il serait « ambitieux » d’y arriver d’ici la fin de la présidence française de l’Union européenne durant le premier semestre de 2022.

Alexis Marcotte