La Commission européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) se sont entendus sur un large accord commercial en juin 2019. Sa ratification par les États membres de l’Union européenne devait débuter le 9 novembre. Face aux hostilités, en France et dans divers pays de l’Union européenne, la procédure est en suspens. Le collectif national Stop Ceta Mercosur, dont la Confédération paysanne fait partie a réagi dans un communiqué du 9 novembre 2020. « C’est une première victoire qui en appelle d’autres. […] Jamais un accord de libéralisation du commerce n’avait été aussi contesté. »

Un accord « voiture contre bétail »

Le collectif, farouchement opposé à l’accord de libre-échange, estime que la « mobilisation citoyenne et le rejet de cet accord “voiture contre bétail”, y compris au sein de plusieurs Parlements nationaux empêchent aujourd’hui la Commission européenne et les lobbys économiques de parvenir à leurs fins ». Il pointe notamment du doigt les dangers « sociaux, écologiques, sanitaires et même de droits humains », portés par l’accord.

Abandonner le projet

Stop Ceta Mercosur appelle à abandonner le projet d’accord et à réviser en profondeur la politique commerciale européenne. Pour Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne, « la relocalisation, notamment de notre alimentation, ne pourra être effective et généralisée sans des politiques de régulation des marchés et de protection économique du monde paysan qui passent par le refus de ce genre d’accords ».

Bertille Quantinet