L'assemblée générale de « Races de France », réunie vednredi à Paris, s'est penchée sur les moyens d'améliorer la compétitivité de la génétique française à l'exportation.

Trois axes de réflexion se dégagent : la nécessité d'une communication plus offensive, l'organisation de l'offre et la compétitivité de la génétique française.

Concernant la promotion des races françaises à l'étranger, le groupe de réflexion conduit par Races de France conclut à la nécessité de ne pas limiter la présence française aux seuls salons. Il s'agit également de disposer sur place de relais capable de mettre en relation des clients potentiels avec les opérateurs de l'Hexagone.

Plus offensive, veut aussi dire plus agressive vis-à-vis de la concurrence. Et notamment du « rouleau compresseur » qu'est la race Angus, selon les termes de Michel Baudot, le président du herdbook charolais. Stéphane Patin, le directeur de Races de France, évoque notamment le recours à des publicités comparatives qui démarrent tout juste.

Autre point à travailler : l'organisation de l'offre. Car « ce dont nous sommes fiers, à savoir la diversité de nos races, nous handicape à l'exportation face aux Américains avec leurs deux races », regrette Albert Merlet, le président de Races de France. « La concurrence franco-française s'exprime dans certaines zones », souligne Stéphane Patin. D'où l'idée de développer une offre multiraciale.

Dernier point, la compétitivité de la génétique française serait pénalisée par « la politique sanitaire française axée sur le principe de précaution » doublée d'un manque de moyens dans l'Administration. « La DGAL (NDLR, Direction générale de l'alimentation) a peu de moyens, a reconnu son représentant dans la salle. Nous définissons des priorités avec vous. Il est important de s'organiser et que quand on ouvre un marché, il y ait du commerce. »

Une réponse qui fait écho à un coup de gueule du ministre de l'Agriculture rapporté dans l'hebdomadaire L'Express du 20 avril 2011. Bruno Le Maire se serait mis en colère après avoir obtenu la levée de l'embargo sur le marché russe. Et que face à l'incapacité des Français à rassembler suffisamment d'animaux, les Allemands aient raflé un marché de 1.000 bovins.

E.R.