« On anticipe 10.000 déclarations faisant suite au gel » qui vient d'intervenir sur grandes cultures, a indiqué le 15 février 2012 Stéphane Gin, directeur des assurances agricoles chez Groupama, lors d'une conférence de presse consacrée à un tour d'horizon de l'actualité agricole.

Un peu moins de deux cents déclarations de sinistres au titre de l'assurance récolte étaient remontées chez l'assureur à cette date. Pour Stéphane Gin, il était « encore un peu tôt » au milieu de la semaine pour se faire une idée de la situation.

« Si vous pensez que vous avez une perte de culture, faites une déclaration », a-t-il recommandé. « On enverra ensuite un expert, si c'est nécessaire. Cette déclaration permettra une évaluation commune : du coup, on pourra acter ensemble si on est en situation de ressemis ou si on accepte de prendre le risque de maintenir la culture, auquel cas on regardera s'il y a des pertes à la récolte. Après, il y a des cultures pour lesquelles la question ne se posera sans doute même pas, je pense au pois d'hiver, au blé dur qui figurent parmi les cultures les plus touchées. »

L'assureur s'est félicité d'avoir tiré les enseignements de la sécheresse printanière de 2011. « Cela nous a incités à revoir notre calendrier en demandant des déclarations d'assolement plus précoces, a commenté Annie Bocquet, présidente déléguée de la Fédération nationale Groupama (voir aussi l'encadré). Du coup, la composition des assolements est bien connue alors que vient de survenir la vague de froid. Sans cette information, cela aurait été visiblement compliqué pour indemniser les frais de ressemis.

Souscriptions terminées

Il est trop tard pour souscrire un nouveau contrat d'assurance récolte sur les cultures d'hiver, a rappelé Groupama, qui souligne que le message du printemps dernier semble avoir été entendu. Pour la campagne de 2012, l'assureur demandait un engagement d'assurance sur un assolement prévisionnel avant le 31 décembre 2011. Après cette date, les demandes sont étudiées au cas par cas. Cette règle a été mise en place pour la première fois après les déclarations tardives au printemps de 2011 aux premiers signes de sécheresse. Au début de février, Groupama estimait avoir reçu 90 % des engagements pour les renouvellements de contrats d'assurance récolte pour les céréales et oléoprotéagineux. (S.B.)

P.P.