Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) ont dénoncé lundi l'accord en préparation au sein des membres du G20 à propos de la volatilité des prix agricoles, le jugeant insatisfaisant sur la question des stocks et des biocarburants.

« Nous avions pourtant un réel espoir », a affirmé Jean-Cyril Dagorn, chargé des questions agricoles et alimentaire de l'organisation Oxfam France, lors d'une conférence de presse.

Le Comité catholique contre la faim (CCFD-Terre solidaire), la Confédération paysanne ainsi que ActionAid Brésil étaient également présents à la réunion.

Depuis les émeutes de la faim de 2007-2008, la question des stocks était revenue sur la table, des responsables politiques ayant reconnu l'importance de ces stocks comme l'un des outils de régulation du marché, a souligné M. Dagorn.

« On espérait que cette question serait à l'ordre du jour » du G20 agricole mais « le moins que l'on puisse dire est que l'on est déçu », a-t-il ajouté.

Selon lui, cette question a été « ignorée » car seul un projet pilote mené par le Programme alimentaire mondial (PAM) a été retenu et prévoyant la mise en place d'une réserve d'urgence a été retenu.

La question des biocarburants pose aussi un problème. Oxfam reproche au G20 de ne pas reconnaître les biocarburants comme « l'un des principaux facteurs de la hausse des prix » des matières premières agricoles et de « s'en tenir à une discussion vague » sur le sujet.

Oxfam suggère qu'en période de hausse des prix, une partie de la production destinée vers les agrocarburants soit redirigée vers l'alimentation.

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