« La cession a pour but de se conformer aux engagements de Dow auprès du Conseil administratif de défense de la concurrence (CADE), en lien avec son autorisation réglementaire de la fusion envisagée avec DuPont », a précisé Dow dans un communiqué. L’Union européenne, les États-Unis et la Chine ont déjà donné leur feu vert à la fusion des groupes d’agrochimie américains, ouvrant la voie à une transaction qui devrait donner naissance à un mastodonte pesant près de 150 milliards de dollars en Bourse.

Dans le détail, la cession va porter sur des actifs générant 287 millions de dollars de chiffre d’affaires annuel et comprenant des unités de production de semences, des centres de recherche, une banque de matériel génétique du maïs, la marque Morgan et une licence temporaire d’utilisation de la marque Dow Semences.

Une nouvelle entité de poids

Dow Chemical a rappelé au passage mardi son intention de finaliser sa fusion avec DuPont au mois d’août. Le rapprochement entre les deux groupes permettrait à la nouvelle entité de devenir le numéro deux mondial des semences et le numéro trois des produits phytosanitaires. Il doit permettre de réaliser à terme 3 milliards de dollars d’économies, a réaffirmé Dow Chemical.

Baptisée DowDuPont, l’entreprise serait dans les 18 mois suivant sa création scindée en trois sociétés cotées indépendantes : l’une centrée sur l’agriculture, une deuxième sur la science des matériaux et la dernière sur la chimie de spécialité.

Du côté de Citic, un vaste conglomérat chinois dont les intérêts vont des services financiers à l’immobilier, c’est un véhicule d’investissement spécialisé dans ce domaine, Citic Agri Fund, qui se porte acquéreur.

M.S. avec l’AFP