Dans un communiqué commun du 12 juillet, les syndicats FNSEA, FNPF (producteurs de fruits) et JA (Jeunes Agriculteurs) expliquent que les marchés des fruits d’été se portent mal. Selon eux, le marché de l’abricot est dans une situation « catastrophique » et celui de la pêche nectarine est « plus que fragile » ; deux exemples parmi d’autres. La filière mise ainsi sur le weekend du 14 juillet pour que ces quelques jours favorables à la consommation soient « un moment de rétablissement des prix et des pratiques ».

Pour être efficaces, les syndicats demandent :

  • que le gouvernement apporte un soutien immédiat à la production par une communication positive sur la consommation des fruits d’été ;
  • que les services de contrôle mettent tout en œuvre pour sanctionner les pratiques déloyales, voire illégales des opérateurs de l’aval, et soulignent d’ailleurs que les États-généraux de l’alimentation seront l’occasion de revenir sur ces sujets fondamentaux ;
  • qu’un rendez-vous avec le ministre de l’Agriculture ait lieu dans les plus brefs délais.

Des indemnisations qui tardent à être perçues

Enfin, dans leur communiqué, les organisations rappellent également que « les producteurs impactés l’an passé par les dégâts de Drosophila suzukii n’ont toujours pas touché la totalité de l’indemnisation promise par le ministre de l’Agriculture de l’époque. Il en est de même concernant les indemnisations du gel qui a touché les arboriculteurs en 2016. À tout cela, s’ajoutent les conséquences catastrophiques des aléas climatiques du printemps 2017 sur la production française de fruits ». Selon eux, le retard des paiements fragilise encore davantage les producteurs, actuellement dans une situation difficile.

M.S.