La ministre de l'Ecologie a qualifié, mercredi, de « bonne initiative » – qu'elle comptait appuyer – une proposition de loi déposée à l'Assemblée nationale pour classer le frelon asiatique en espèce nuisible et ainsi tenter de freiner sa prolifération.

Le frelon asiatique « fait de très gros dégâts, avant tout dans l'apiculture, déjà très fortement frappée par la mortalité des abeilles », a reconnu Nathalie Kosciusko-Morizet en réponse à une question du député du Tarn Philippe Folliot (Nouveau Centre), auteur de cette proposition de loi. Mais « les solutions ne sont pas simples », a-t-elle ajouté. « On recherche des solutions de lutte sélective qu'aujourd'hui on n'a pas trouvées. »

« Classer l'espèce en nuisible ne permettrait pas, d'un coup de baguette magique, de trouver une solution de lutte appropriée », a souligné la ministre de l'écologie. « En revanche, c'est vrai, classer l'espèce en nuisible [...] permettra aux collectivités locales et aux services départementaux d'incendie et de secours d'intervenir plus systématiquement », a-t-elle ajouté, avant de conclure : « C'est donc une bonne initiative que vous prenez là et que nous suivrons. »

En novembre, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) avait souligné que les apiculteurs se sentaient « désemparés », voire « abandonnés », face au frelon asiatique Vespas velutina. Ce prédateur d'abeilles est apparu dans le sud-ouest de la France en 2004 et sévit aujourd'hui dans plus de la moitié des départements français, selon ce syndicat d'apiculteurs.

Avec cette proposition de loi, qui a recueilli « en quelques jours plusieurs dizaines de co-signatures » de députés, M. Folliot souhaite que « cette espèce qualifiée d'invasive par le ministère soit classée nuisible avec tous les moyens adéquats pour enrayer cette dangereuse prolifération. »

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