A l'occasion de la Journée internationale des luttes paysannes, le collectif cyclo-tour des paysans « En quête de terre » s'est associé à la Confédération paysanne pour dénoncer l'artificialisation des terres agricoles en France.

L'opération « Enquête de terre » est partie de Lille le 14 avril 2012 et doit arriver à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) le 27 avril 2012. Par cette action, le collectif veut notamment montrer son soutien à deux agriculteurs actuellement en grève de la faim pour protester contre leur expropriation au profit du futur aéroport de Nantes.

Le groupe de 30 cyclistes, composé en majorité de personnes désireuses de s'installer en agriculture, accusent également le laisser-aller des pouvoirs publics face à l'artificialisation et à la spéculation foncière sur des terres à vocation agricole. De passage à Paris mardi, ils ont expliqué leurs revendications aux candidats à la présidentielle dans leur QG de campagne.

La Confédération paysanne, soutien du collectif, veut également mettre l'accent sur « le désintérêt des politiques », voire « l'encouragement à la spéculation foncière » par l'industrialisation de l'agriculture dans les pays en voie de développement.

« Les spéculateurs du foncier, appartenant au monde de la finance, industrialisent l'agriculture pour tirer profit de matières premières renvoyées sous forme de produits manufacturés dans les pays pauvres au dépend des fermes vivrières », dénonce le syndicat.

Au rez-de-chaussée des bureaux de Pergam Finance à Paris, Christian Rocqueirol, coporte-parole de la Confédération paysanne de l'Aveyron, a attendu en vain que le responsable de l'organisme financier lui rende des comptes : « Pergam s'est portée acquéreuse de plus de 45.000 hectares en Uruguay et en Argentine », informe-t-il.

Vous pouvez suivre le périple du « cyclo-tour des paysan-ne-s en quête de terre » sur leur blog : www.cyclopaysannpdc.net.

P.B.