Une étude publiée en décembre 2015 par le ministère de l’Écologie montre une progression plus modérée de l’artificialisation des sols entre 2006 et 2012. Le rythme de croissance de la surface des terres artificialisées en métropole s’établit à 0,49 % par an sur cette période, contre 1,3 % par an entre 2000 et 2006. Les terres agricoles restent toutefois la variable d’ajustement pour les constructions.

L’agriculture occupe 33 Mha en 2012

En 2012, près de 60 % de la surface métropolitaine correspond à des territoires agricoles (33 millions d’hectares (Mha) et 34 % à des forêts et milieux semi-naturels (19 Mha). Environ 6 % sont des territoires artificialisés, soit 3 Mha, et 1 % du territoire est recouvert par des zones humides ou des zones en eau. Toutefois, cette occupation des sols dépend des territoires : l’Ile-de-France (22 %) et le Nord-Pas-de-Calais (10 %) sont les régions les plus artificialisées. Les régions présentant des taux particulièrement élevés de surfaces agricoles sont les Pays de la Loire (83 %), la Normandie (81 %), la Bretagne (80 %) et le Centre-Val de Loire (72 %).

Les terres artificialisées sont à 87 % agricoles

L’artificialisation reste croissante mais le rythme a diminué ces six dernières années. Entre 2000 et 2006, on considère que le poids des territoires artificialisés a augmenté de 0,40 point, soit environ de 221 000 ha sur 6 ans. Sur la période 2006-2012, l’augmentation n’est que de 0,16 point (87 000 ha). En revanche, comme sur la période précédente, les terres artificialisées sont à 87 % agricoles, le reste étant prélevé sur les forêts et les milieux semi-naturels. Selon l’étude, « le ralentissement du rythme d’artificialisation est essentiellement lié à celui des forêts et des milieux semi-naturels, tandis que le recul des terres agricoles entre 2006 et 2012 diffère peu de celui observé entre 1990 et 2000.

Les zones rurales davantage concernées par l’artificialisation

Entre 2006 et 2012, l’artificialisation a concerné davantage les communes rurales et les villes isolées que les agglomérations comprenant plusieurs communes. En effet, l’espace disponible pour l’artificialisation est plus facilement mobilisé dans les communes rurales et les villes isolées qu’ailleurs. Les villes de banlieue ou les villes centres comprennent 57 % des territoires artificialisés, les villes isolées 11 % et les communes rurales 32 %.

P.B.