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« Il y en aura, mais en moindre quantité »

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Foie gras
 - « Il y en aura, mais en moindre quantité »
Michel Fuchet (président du Cifog), Marie-Pierre Pé (directrice), et Marcel Saint-Cricq (vice-président), lors de la conférence de presse le 25 octobre, au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à Paris. © V. Guyot/GFA

Le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog) a lancé ce mercredi 25 octobre à Paris la nouvelle saison du foie gras. Marquée par les crises sanitaires à répétition, la filière se mobilise pour les fêtes de fin d’année.

« Nous sortons de deux ans de crises majeures », déclare Michel Fruchet, qui a succédé Christophe Barrailh à la présidence du Cifog le 25 septembre dernier. Après le virus H5N1 en 2015-2016, la filière a dû affronter le virus H5N8 en 2016-2017, « un virus totalement différent, d’une fulgurance jamais vue, qui a enseveli des bassins entiers de production », déplore Marie-Pierre Pé, directrice du Cifog.

Production française en repli de 44 % en deux ans

« Faisant suite au dernier épisode d’influenza aviaire, le retour des animaux dans les exploitations n’a été effectif que le 29 mai dernier, précise Marie-Pierre Pé. La production de foie gras redémarre après 6 à 10 mois d’arrêt, selon les départements ».

En conséquence, le nombre de canards élevés tombe à 23 millions en 2017, contre 29 millions en 2016 et 37 millions en 2015. « La production de foie gras devrait enregistrer une baisse de 22 % cette année, par rapport à 2016, et de 44 % par rapport à 2015, avance Marie-Pierre Pé. Mais il ne devrait pas y avoir de compensations par les importations. La Hongrie et la Bulgarie ont également été touchées par le virus H5N8, et leurs volumes de production devraient respectivement chuter de 33 % et 27 % par rapport à l’an passé. »

Exportations stables

« Les exportations de foie gras se sont maintenues sur les sept premiers mois de l’année, observe Michel Fruchet. La balance commerciale affiche même un excédent commercial de 7 millions d’euros sur la même période. »

Mais les envois de foie gras cru sont entachés par les crises sanitaires. « Dès qu’un foyer d’influenza est détecté, nous perdons notre statut indemne, explique Miche Fruchet. Le Japon, traditionnel importateur de foie gras, ferme systématiquement les frontières, même lorsqu’un virus est considéré comme faiblement pathogène. Ce problème ne se pose pas pour les exportations au sein de l’Union européenne. »

Les indemnisations se font attendre des producteurs

« Sur l’ensemble de la filière, les pertes financières consécutives aux deux épisodes d’influenza aviaire s’élèvent à 350 millions d’euros, affirme Marie-Pierre Pé. Les producteurs viennent seulement de recevoir, en septembre dernier, le versement du solde de la crise H5N1 de 2015-2016 ».

Pour l’épisode H5N8 de 2016-2017, les exploitations à l’arrêt durant 6 à 10 mois ont reçu 50 % du montant de leurs pertes en septembre dernier. Une seconde avance de 20 % devrait être versée en novembre 2017. Les 30 % restants ne devraient être versés que dans le courant de l’année 2018.

V. Gu.

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