« Les propositions sont en totale régression par rapport aux années précédentes, souligne le syndicat dans un communiqué de presse. Alors que les dégâts sur les troupeaux augmentent, tout comme le nombre de meutes, « la proposition est intolérable et constitue une véritable provocation », estime les quatre organisations dans une lettre ouverte aux ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique.

Le nombre de loups à prélever devrait atteindre 49, selon le syndicat. « Ce chiffre […] serait un signal fort pour enclencher une baisse de la prédation et apporter un moment de répit aux éleveurs déjà à bout. »

Les militants dénoncent également la priorisation des tirs de prélèvement telle qu’envisagée par le gouvernement qui aboutit à une iniquité de traitement entre les territoires et les éleveurs, alors qu’ils ont toujours réprouvé ce principe.

Ils demandent que la détresse des éleveurs soit prise en compte et intégrée dans la politique de gestion du loup pour atteindre l’objectif de zéro attaque prônée par la profession. « La détresse des élus locaux confrontés à l’inquiétude des habitants et des acteurs économiques pour la pérennité de leurs activités doit aussi être prise en compte », soulignent-ils.