« Il y a un réel décalage entre le discours optimiste ambiant sur les marchés laitiers et le ressenti des producteurs sur le terrain », a lancé Thierry Roquefeuil, président de la FNPL. Le ton était donné. Le syndicat a placé sa rentrée sous le signe des États-généraux de l’alimentation, en présentant ses propositions pour la filière laitière.

Définir la valeur du marché domestique

Selon Marie-Thérèse Bonneau, « nous ne savons pas quelle est la valeur du marché laitier domestique, qui représente pourtant la majorité de l’utilisation du lait par nos industriels ». Le syndicat propose donc, dans le cadre de l’interprofession, d’établir des indicateurs de référence de la valorisation du lait sur le marché français.

Ces données pourraient ensuite servir de base de négociation pour les organisations de producteurs (OP), en fonction du mix-produit du transformateur. « Si le transformateur refuse de dévoiler son mix-produit dans le cadre des négociations commerciales avec les OP, il faut une voie de recours. Les indicateurs de valorisation du lait sur le marché national pourraient alors servir de référence », précise André Bonnard.

« Créer un contrat de vente aux industriels »

« Nous voulons passer d’un contrat d’achat de la laiterie au producteur, à un contrat de vente du producteur à la laiterie. » Sous cette nouvelle forme, le syndicat a insisté sur le rôle des organisations de producteurs, qui pourraient ainsi « renforcer leur pouvoir de négociation avec les industriels ». La facturation par les OP est également une piste envisagée par le syndicat.

V. Gu.