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Des difficultés pour produire de la valeur

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Filière bovine
 - Des difficultés pour produire de la valeur
© Cédric Faimali/GFA Cédric Faimali/GFA

Selon l’analyse du cabinet Blézat Consulting, sollicité par FranceAgriMer (1), « la filière bovine ne produit pas assez de valeur et a du mal à valoriser les races à viande ». Pour aller vers des contrats de filières, elle devra « définir des priorités ».

La reconquête du marché intérieur n’est pas encore acquise. Blézat Consulting relève ainsi « des problèmes récurrents d’inadéquation entre l’offre et la demande (carcasses trop lourdes, critères de qualité essentiellement industriels et non en lien avec les attentes consommateur…) ».

« Sur le marché intérieur, la demande, en baisse depuis plusieurs années, s’oriente clairement vers la viande hachée, et les pièces nobles sont de plus en plus difficiles à valoriser, relève le cabinet. L’innovation et les dépenses de recherche et développement restent faibles dans la filière, et le marketing, limité. La restauration commerciale hors domicile se développe, notamment le snacking, mais continue de recourir majoritairement aux importations pour son approvisionnement. »

Pour autant, les inquiétudes sur le manque de production se sont estompées par rapport à 2013-2014. Le marché a été perturbé par la crise laitière et l’augmentation des abattages de vaches laitières qui ont abondé l’offre de viande. Par ailleurs, le cheptel allaitant a amorcé une phase de recapitalisation.

Définir clairement les priorités

La stratégie d’exportation de la filière vers les pays tiers pose également une question, alors que des opportunités existent vers ceux du pourtour méditerranéen. « Au-delà de cette zone, l’offre française à l’exportation semble en décalage avec les attentes et s’adresse plutôt à des marchés de niche, à plus haute valeur ajoutée », estime Blézat Consulting.

En effet, le marché à l’exportation pour le vif ou la viande reste concentré sur l’UE (principalement l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Grèce). Cependant, la France a perdu des parts de marché face à la Pologne, sur des marchés importants comme la Grèce et l’Italie, sur la période de 2014 à 2016, alerte le Cabinet.

Avant d’élaborer son plan de filière, Blézat Consulting invite la filière à « définir clairement ses priorités et à s’engager dans un projet positif qui évite à la filière de subir les aléas du marché aussi bien intérieur qu’à l’exportation ». « Faut-il avant tout reconquérir le consommateur français avec plus d’innovations ou de segmentation des produits ? Ou bien faut-il mettre des moyens sur le développement à l’international face à un marché intérieur où la consommation individuelle ne cesse de s’effriter au fil des années ? », interroge-t-il.

Bien-être et environnement aussi

La filière doit aussi répondre à des enjeux sociétaux toujours plus prégnants (bien-être animal, environnement).

Pour cela, elle doit « miser sur une communication plus réactive pour restaurer l’image du secteur, conseille Blézat Consulting. La bataille médiatique menée par les associations anti-viande s’est en effet intensifiée au cours des dernières années. »

E.C.

(1) Blézat Consulting a réalisé un travail d’évaluation des évolutions du contexte économique, réglementaire et sociétal des filières agricoles depuis la définition des premières stratégies nationales à l’horizon 2025 (publiées en 2014). Ce travail sur la viande bovine a été présenté à l’occasion du Conseil spécialisé Viandes rouges du 17 octobre 2017.

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Demande moins soutenue en races à viande

L’activité commerciale est très calme dans le secteur de l’aval, face à un recul de la demande dans les aloyaux. L’offre en vaches de réforme laitières correspond mieux à la demande un peu moins soutenue.
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