Lors du dernier comité de pilotage sur la FCO, Pascal Vinet, le directeur de cabinet, a annoncé que les éleveurs pourraient vacciner eux-mêmes leurs animaux dans le cadre d'une campagne de vaccination volontaire.

La Fédération nationale bovine (FNB) se félicite de cette décision qu'elle défendait depuis deux ans. Mais si la vaccination par les éleveurs du cheptel souche se concrétise, la question des animaux destinés aux échanges est toujours en suspens.

« Il reste une étape à franchir par le ministre de l'Agriculture avec ses homologues italiens et espagnols pour définir les nouvelles conditions aux échanges intracommunautaires d'animaux vivants d'ici à la fin de septembre », insiste Jean-Pierre Fleury, de la FNB.

Le syndicat rappelle également que la lutte contre la FCO continue. « Il faut impérativement continuer de vacciner pour garantir de la protection du cheptel français », souligne Jean-Pierre Fleury.

L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) précise à ce sujet dans un avis du 22 juin 2010 que « l'arrêt complet de la vaccination exposerait à un risque de redémarrage de la FCO à partir de 2011 et ce même si certains animaux présentent encore une protection immunitaire acquise naturellement (à la suite de l'infection) ou par vaccination ».

Concernant le coût de la vaccination, la profession envisage de demander des aides européennes. L'idée a aussi été lancée d'un achat groupé de vaccins par la profession pour un même prix sur tout le territoire. « Mais auparavant nous avons demandé au ministre un recensement des doses payées par l'Etat et non utilisées afin de les répartir de façon harmonieuse sur tout le territoire », annonce Jean-Pierre Fleury.

Enfin, la FNB souhaite également que les conditions d'utilisation du vaccin soient clarifiées et qu'elles soient inscrites sur les flacons.

Lire également :

FCO : une vaccination volontaire et réalisable par l'éleveur (21 juillet 2010)

FCO : la Confédération paysanne se félicite de la fin de l'obligation de vacciner (23 juillet 2010)

C.H.