Jeudi 14 octobre en fin de journée, le ministère de l'Agriculture a annoncé sa décision de faire évoluer le zonage mis en place à la suite de la réapparition de la fièvre catarrhale ovine (FCO). Les zones de protection et de surveillance sont amenées à fusionner en une seule et même zone réglementée. Le ministère insiste également sur la nécessité de poursuivre la stratégie vaccinale établie depuis quelques semaines et dont l'objectif est de vacciner en priorité les animaux destinés aux échanges.

« Nous avons demandé aux préfets de lever les périmètres interdits, détaille Didier Guériaux, sous-directeur de la santé et de la protection animale à la DGAL. La logique des trois zones – périmètre interdit, zones de protection et de surveillance – était de se protéger au maximum en attendant de connaître notre situation [réelle vis-à-vis de la maladie]. Maintenant que nous l'avons cernée, nous pouvons nous orienter vers un nouveau zonage. »

820.000 doses supplémentaires en fin de semaine

Ce nouveau zonage est publié, vendredi 16 octobre, dans un arrêté ministériel. Il reste centré sur le Massif central, en l'état actuel des résultats d'analyses disponibles. Cette évolution simplifiera les conditions de mouvements. « Les ruminants peuvent circuler librement au sein de la zone réglementée, poursuit Didier Guériaux. Pour sortir vers la zone indemne, ils devront être vaccinés, le rappel datant d'au moins 10 jours. La dérogation pour les petits veaux reste en vigueur sous les mêmes conditions. »

Du côté de la vaccination et des échanges intracommunautaires, près d'un million de doses ont été livrées chez les vétérinaires. Ce qui permet de vacciner 500.000 broutards. « Nous allons diffuser 820.000 doses supplémentaires en cette fin de semaine, complète Didier Guériaux. Les négociations avec l'Italie pour la reprise des échanges sont très avancées. Le changement de zonage ne change rien aux discussions et accords en cours, puisqu'il respecte la règlementation communautaire. »

E.R.