Dans un communiqué du 22 novembre, la FDSEA du Finistère estime qu’« aucune explication sanitaire ne justifie le passage en zone réglementée, puisqu’aucun cas de FCO n’a été détecté dans le département, ni même dans les régions voisines. »

Selon le syndicat, éleveurs, industriels et négociants sont pénalisés. « La seule qui y trouve son intérêt, c’est l’Administration : comme elle n’a pas les moyens de contrôler les déplacements des animaux de zone réglementée en zone indemne, il est plus simple de mettre tout le monde en zone réglementée. »

Une surveillance insuffisante

L’arrêté du 16 novembre 2017 justifie l’extension de la zone réglementée « compte tenu de l’insuffisance de la réalisation de la surveillance programmée de la zone indemne vis-à-vis du sérotype 8. »

« Le taux de réalisation de la surveillance des élevages sentinelles d’octobre pour maintenir tout ou partie des Côtes-d’Armor et du Finistère en zone indemne était inférieur à 80 %, détaille Isabelle Tourette, vétérinaire conseil pour GDS France. Or, le Cnopsav avait acté qu’une telle sous-réalisation impliquerait le basculement de ces deux départements en zone réglementée vis-à-vis du sérotype 8, ce qui est désormais le cas. » Pour information, les taux sont les suivants : 38 % (Côtes-d’Armor), 102 % (Finistère), 58 % (Ille-et-Vilaine), 100 % (Loire-Atlantique), 49 % (Manche), 112 % (Morbihan).

« La surveillance est pilotée par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) mais repose sur le volontariat des éleveurs sentinelles, ainsi que sur la mobilisation des vétérinaires, précise Isabelle Tourette. Les contraintes pour le prélèvement mensuel des animaux sont importantes pour les éleveurs qui étaient impliqués depuis longtemps déjà dans cette surveillance. »

Valérie Scarlakens