Le ministère de l'Agriculture a réuni, mercredi, le comité national de suivi FCO pour présenter « les modalités de la vaccination volontaire pour la campagne de prophylaxie 2010-2011 et d'expédition des animaux vers les Etats membres et les pays tiers ». C'est ce qu'a annoncé la Fédération nationale bovine (FNB), en fin de journée, dans un communiqué.

Le ministère aurait annoncé la prorogation de l'accord franco-italien concernant les échanges de bovins. Cet accord impose la vaccination par un vétérinaire des broutards pour obtenir la certification indispensable à leur exportation de l'autre côté des Alpes. Et celles des mères, toujours par un vétérinaire, pour exporter les veaux de moins de 90 jours.

Mais cet accord n'imposerait rien pour le reste du cheptel, ce qui ouvre une porte à la vaccination par les éleveurs. Ces derniers pourraient vacciner eux-mêmes tout ou partie de leur cheptel de souche, à condition de renoncer à exporter les animaux issus des mères qui n'auront pas été vaccinées par un vétérinaire, tant qu'ils ont moins de 90 jours.

La FNB appelle les éleveurs à vacciner massivement leur cheptel rappelant « qu'au-delà de la réglementation, les fondamentaux de protection contre la FCO qui est une maladie vectorielle demeurent inchangés : il faut vacciner pour protéger son troupeau, pour protéger le cheptel français, pour protéger notre capacité d'exportation ».

Autre nouvelle : un vaccin bivalent pourrait être disponible d'ici à la fin de l'année en France. Il ne manque que le feu vert des autorités communautaires pour sa mise sur le marché.

E.R.