Le laboratoire allemand ForGen et le français Antagène avaient été sollicités par la Dreal Auvergne-Rhône-Alpes pour l’étude comparative des échantillons entre des loups de lignée « non italo-alpine » et des loups présents dans le parc du Gévaudan. Rappelons que dans sa conclusion publiée en avril 2019, le comité scientifique du PNL avançait deux hypothèses au sujet de l’échantillon de poil prélevé dans la nature correspondant à une lignée balte : soit il s’agissait d’une colonisation naturelle à partir du nord-est, soit il s’agissait d’un « loup échappé de captivité ».

L’analyse ForGen écartée

En outre, le conseil scientifique du PNL avait estimé que « les résultats et les interprétations du laboratoire ForGen ne correspondaient pas aux standards scientifiques minimaux. L’ensemble des éléments disponibles (rapport du laboratoire, réponse aux questions écrites, audition) suggérait que ce laboratoire ne maîtrise pas le savoir-faire pour ce type d’analyse. » Seule l’analyse Antagène avait été retenue.

Contestation des conditions de stockage

Pour l’avocat de ForGen, les conditions de stockage, de conditionnement, de format et d’envoi des échantillons a eu une influence sur les résultats des analyses conduites par le laboratoire allemand puisqu’il n’a pas reçu exactement les mêmes échantillons que ceux fournis au laboratoire Antagène.

Concernant la pertinence de l’expertise mise en doute, l’avocat du laboratoire, maître Erika Jarre, regrette aussi l’absence de justification.

(*) Le courrier, les rapports de ForGen et Antagène, et l’avis du comité scientifique sont en ligne sur le site de la Dreal.