Au sein de l’Union européenne (UE), l’État membre contribuant le plus à la valeur de la production agricole est la France (avec 18 % du total de l’UE), suivie de l’Allemagne (14 %), l’Italie (13 %), l’Espagne (10 %), le Royaume-Uni (8 %), les Pays-Bas (7 %) et la Pologne (5 %). Ensemble, ces sept États membres représentent environ les trois quarts de la production agricole totale de l’UE, souligne un communiqué diffusé le 18 février par la Commission européenne.

Ces informations sont mises en avant par Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne, à l’occasion de la publication de son nouveau livre statistique sur l’agriculture, la sylviculture et la pêche (200 pages). Cette publication se subdivise en sept chapitres et fournit des faits et des chiffres sur la structure des exploitations agricoles, les comptes et prix agricoles, les produits agricoles, l’agriculture et l’environnement, la sylviculture et la pêche. L’année 2015 ayant été celle de la suppression des quotas laitiers, un chapitre entier est également consacré cette année aux 30 ans de quotas dans le secteur laitier de l’UE.

La France, n° 1 en céréales et en bovins

Dans l’UE, le volume de céréales (riz compris) récoltées en 2014 a atteint le chiffre record de 331,7 millions de tonnes (Mt). Avec 72,7 Mt récoltées, la France est restée de loin le plus gros producteur de céréales dans l’UE, suivie de l’Allemagne (52 Mt), de la Pologne (31,9 Mt), du Royaume-Uni (24,5 Mt), de la Roumanie (22,1 Mt), de l’Espagne (20,6 Mt), de l’Italie (19,4 Mt) et de la Hongrie (16,5 Mt).

En termes de valeur, les céréales représentent, dans l’UE, 13 % de la production agricole totale et 25 % de la production végétale.

Sur une longue période, la production de céréales dans l’UE a varié entre un point bas de 253 Mt en 2003 (année de forte sécheresse) à un pic de plus de 330 Mt en 2014 (année aux conditions météorologiques très favorables). Par rapport à la moyenne de la période 2000-2012, la production céréalière de l’UE a été supérieure de 15,2 % en 2014, alors que la surface cultivée était 5 % inférieure.

L’Allemagne, n° 1 en porc

En 2014, le cheptel bovin de l’UE comptait 88,4 millions d’animaux. Avec quelque 19 millions de têtes, la France comptait un peu plus de 1 bovin sur 5 dans l’UE (22 % du total de l’UE), devant l’Allemagne (14 %), le Royaume-Uni (11 %), l’Irlande, l’Espagne et l’Italie (7 % chacun).

Pour les porcins, l’Allemagne (28,3 millions de porcs, soit 19 % du total de l’UE) et l’Espagne (26,6 millions, soit 18 %) étaient, de loin, les deux États membres comptabilisant le plus grand nombre de porcs dans l’UE. Sur les 148,3 millions de porcins que comptait l’UE, plus d’un tiers se situaient dans ces deux États membres.

Avec 84,2 millions de têtes, la population d’ovins dans l’UE était, en 2014, pratiquement identique à celle des bovins. Plus d’un mouton sur 4 (27 %) dans l’UE était élevé au Royaume-Uni, qui totalisait 23 millions d’ovins. Il était suivi de loin par l’Espagne (18 %), la Roumanie et la Grèce (11 % chacune).