Cette décision rendue le 8 août 2019 devrait rassurer Monsanto et sa société mère, Bayer, empêtrée dans une vague de poursuites judiciaires à cause du Roundup. La Californie a décidé en 2017 que ce pesticide devait porter une étiquette le qualifiant de « cancérigène probable », reflétant les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer, un satellite de l’Organisation mondiale de la santé, présentées deux ans plus tôt.

L’avis du Circ retoqué

Mais l’Agence de protection de l’environnement a retoqué cette décision, estimant qu’il est « irresponsable d’exiger la pose d’étiquettes inexactes sur des produits ». « L’Agence sait que le produit ne pose pas de risque de cancer. Nous ne permettrons pas à la Californie de dicter la politique fédérale », a affirmé son administrateur, Andrew Wheeler, dans un communiqué.

Depuis le rachat de Monsanto, Bayer doit affronter de multiples procédures liées à l’herbicide au glyphosate du groupe américain, objet ces derniers mois de trois jugements défavorables en Californie, et désormais visé par plus de 18 400 requêtes aux États-Unis.

En Europe, l’Autriche a été le premier pays européen à interdire totalement le glyphosate après l’approbation par son Parlement d’un amendement bannissant l’herbicide « au nom du principe de précaution ». Après deux ans de débats houleux, les États membres de l’Union européenne ont autorisé le glyphosate en novembre 2017 pour cinq ans. La Commission européenne avait alors mis en avant le feu vert de ses agences scientifiques, dont l’indépendance a ensuite été mise en doute.

AFP