Créer de valeur dans la filière agroalimentaire et mieux la partager, telle est l’une des promesses gouvernementale à l’issue des États-généraux de l’alimentation (EGA), qui devraient débuter autour du 20 juillet.

Dans cet objectif, chaque maillon de la chaîne y va de son communiqué de presse pour exprimer précisément ses attentes, des producteurs en quête de revenus aux distributeurs qui, à l’image de Michel-Edouard Leclerc, exigent des transformateurs « qu’ils répercutent aux producteurs les suppléments d’argent » octroyés.

Très attendue sur le sujet, l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) rappelle, dans une note de conjoncture publiée le 11 juillet 2017, la mauvaise passe que traverse son secteur. « Ces EGA s’inscrivent dans un climat de tension, au sortir d’une année 2016 marquée par la crise agricole, une flambée du prix des matières premières, une guerre des prix et des promotions dans la grande distribution et une pression fiscale toujours forte pour les entreprises », rappelle l’Ania. Pire, selon elle : « les marges des industriels se sont effritées et affichent un niveau inobservé depuis 40 ans ! »

Et de souligner « la difficulté toujours grandissante des industriels à passer leurs tarifs au moment des négociations annuelles avec la grande distribution ». De mauvais augure pour l’issue des EGA ?

Alain Cardinaux