C’est au moyen d’une accroche douteuse que Brigitte Bardot appelle, ce 18 octobre 2017, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire à protéger les « nuisibles ». L’ex-actrice entame une lettre en faisant référence au hashtag #balancetonporc utilisé en masse par les femmes souhaitant dénoncer des prédateurs sexuels, avant de se « faire porte-parole » des animaux qui sont aussi des « victimes silencieuses, harcelées et massacrées par millions chaque année en France ».

« Nuisible à qui, à quoi ? »

Brigitte Bardot, et l’association qui porte son nom, trouvent injuste et « arbitraire » le classement d’espèces nuisibles. « Nuisible à qui, à quoi ? », interroge-t-elle, estimant que la seule espèce nuisible, c’est « l’homme qui se place au-dessus des autres espèces animales pour mieux les exploiter, les massacrer. » « Entre l’homme et l’animal, le nuisible n’est pas celui que l’on croit », martèle Bardot quelques lignes plus bas dans sa lettre.

L’association assure qu’entre 600 000 et plus d’un million de renards sont tués chaque année. « Ces petits canidés, intelligents, sensibles et joueurs, sont d’une importance capitale à la régulation de certains rongeurs, ils participent au fragile équilibre que l’homme s’acharne à détruire en massacrant tout ce qui fait la beauté de ce monde », défend sa présidente.

Des êtres vivants doués de sensibilité

Nicolas Hulot est ainsi appelé à supprimer les listes d’espèces nuisibles, et à reconnaître, dans le code de l’environnement, le statut d’être vivant doué de sensibilité aux animaux sauvages. « Monsieur le ministre, toutes ces victimes ne peuvent faire entendre leur voix, elles continueront indéfiniment à subir un harcèlement meurtrier que nous devons combattre, nous le devons, ce n’est pas un choix ni un caprice mais bien un devoir », lance Brigitte Bardot.